Les maisons en paille existent, même si leur nombre est aujourd'hui insignifiant.

Le principe est de stocker de la paille entre les montants d'une osstaure bois, de type ossature plate-forme et/ou poteaux-poutres.

Contrairement aux idées reçues, la paille ne brûle pas facilement en cas d'incendie car elle subit une énorme compression et contient donc très peu d'air ce qui évite son embrasement.

L'épaisseur des murs est généralement importante - pour profiter d'une réelle isolation et de la bonne inertie de ce matériaux - ce qui conduit à réduire la surface utile réellement habitable. Cette réduction de surface est même plus importante que par rapport à une maison traditionnelle. Le ratio coût / m2 peut donc s'avérer désavantageux...

Par ailleurs, aujourd'hui aucun D.T.U. (Directives Techniques Unifiées) n'est publié concernant la réalisation de maisons en paille. Il n'existe donc pas de règles de l'art officielles, la fabrication de ce type de maison est donc majoritairement réalisée directement par le maître d'ouvrage - le particulier - qui assume seul les éventuelles malfaçons issue de son auto-construction.

Il est en effet difficile aujourd'hui pour un artisan d'obtenir les assurances ad hoc (décennales, ...), plus particulièrment en l'absence de DTU ; l'artisan n'interviendra donc généralement qu'en qualité de "conseil extérieur" et n'engagera pas de responsabilité juridique de type décennale sur la réalisation de l'ouvrage.

La paille, un matériaux peu cher et local